LE CHOIX D’UNE PROFESSION

Face à la création d’emploi, le choix d’une profession à faire reste un grand problème aux jeunes. Voici quelques pistes de réflexions que Sylvain ROUDES nous évoque .Cet expert international en  développement personnel découpe en 11 points les étapes essentielles à parcourir :

 

1/Faites d’abord un sérieux examen de conscience

Il est évident que pour bien faire une chose, il faut la bien connaître. Se lancer tête baissée dans l’inconnu, c’est s’exposer à de graves mécomptes, à des pertes parfois irréparables de temps et d’argent.

Avant de commencer quoi que ce soit, de fonder une industrie ou un commerce, d’apprendre un métier, de vous adonner à un art, regardez en vous-même, faites un sérieux examen de conscience, cherchez votre vocation, voyez quelles sont vos aptitudes, vos goûts, vos dispositions.

Vos forces sont-elles suffisantes pour faire le rude métier qui vous plairait ? Avez-vous le don du commandement nécessaire à l’industriel aux prises avec de nombreux ouvriers ? Avez-vous l’affabilité et la souplesse de caractère indispensables au commerçant ? Êtes-vous un imaginatif, avez-vous l’enthousiasme, la sensibilité et la culture qui font les bons artistes ?

Tâtez-vous, étudiez minutieusement vos penchants, vos aspirations, ne vous pressez jamais, pesez longuement et très sérieusement vos décisions.

 

2/Choisissez un travail qui vous plaise

Les choses, comme les hommes, nous sont plus ou moins sympathiques, nous éprouvons pour elles, soit de l’attraction, soit de la répulsion. Nous nous y arrêtons complaisamment ou nous les dédaignons.

Ce serait un grand tort de votre part que de vous contraindre à l’exercice d’une profession qui vous serait antipathique ou indifférente. Il n’est pas besoin d’insister sur les défectuosités d’exécution qui en résulteraient, sur les négligences qui vous seraient imputables, sur la disparition progressive de votre entrain et de votre initiative.

Travailler à une chose qui plaît procure au contraire une recrudescence d’énergie, le labeur devient un plaisir, la fatigue, joyeusement acceptée, semble moins lourde. Vous vivez satisfait de vous et des autres.

Tout doit être mis en œuvre pour obtenir ce résultat. Si vous n’exercez pas la profession à laquelle vous destinent vos aptitudes, vous ne réussirez jamais. Il arrive parfois que vous résidez dans un milieu défavorable ou même hostile à la vocation qui s’impose à votre esprit.

 

3/ Ne laissez pas les autres vous empêcher de faire le travail que vous aimez

Par exemple dans une bourgade perdue au milieu des terres, alors que votre ambition serait d’être marin, d’affronter le péril des mers, d’imiter les grands voyageurs qui portent la civilisation aux confins du monde. Ou bien votre entourage, vos amis, s’opposent à vos projets, essayent de vous dissuader d’obéir à l’impérieuse idée qui vous hante.

Si pourtant vous vous sentez véritablement prédestiné, si vos pensées convergent toutes vers un invariable désir, si vous avez le feu sacré, ayez, quoi qu’il en coûte, la force de rompre les liens qui vous retiennent, d’échapper à l’influence néfaste de votre milieu.

Ici vous ne feriez rien, parce qu’il vous est matériellement impossible de donner votre mesure. Là-bas, vous réussirez parce que vos facultés s’y déploieront à l’aise, parce que vous vous trouverez dans votre élément, en contact avec des confrères avec lesquels vous pourrez rivaliser de savoir et d’habileté, parce que vous agirez selon vos goûts.

 

4/ Ne renoncez jamais à votre rêve sinon l’échec est assuré

J’en connais qui, pour des raisons de famille et de sentiment, pour ne pas s’éloigner d’un être cher, se sont montrés trop faibles, ont renoncé à leur rêve, à la tâche qui les sollicitait.

Leur existence aujourd’hui se traîne péniblement dans la gêne et la médiocrité. Ils sont asservis à des besognes indignes d’eux. La flamme généreuse d’autrefois, qui réchauffait leur enthousiasme, s’est éteinte. Ils auront souffert toute leur vie de leur impuissance, ils mourront malheureux, victimes des funestes scrupules qu’ils curent le tort d’écouter à l’heure des décisions capitales.

5/ Cherchez votre vocation

Il existe entre plusieurs idées ou actions des points de contact, des corrélations qui peuvent, dans une certaine mesure, vous éclairer sur votre vocation. C’est à vous de les observer avec soin.

En feuilletant les livres, vous vous arrêtez plus particulièrement à la forme ou à la disposition des caractères d’imprimerie, vous remarquez le grain du papier, la division des chapitres, la finesse des vignettes ou des gravures, la fantaisie des en-têtes. Peut-être sont-ce là des, indices de votre goût pour la typographie ?

Renseignez-vous auprès des personnes compétentes, approfondissez votre penchant et jugez s’il est suffisamment sérieux avant de vous décider à embrasser ce métier. Dans la rue, vous passez devant certains magasins sans y jeter le moindre coup d’œil, alors que d’autres vous attirent invinciblement. Vous stationnez à leurs vitrines, vous détaillez les objets qui y sont exposés, bien qu’ils ne soient pour vous d’aucune utilité précise. Cherchez les motifs de votre intérêt et tirez-en la conclusion nécessaire.

Quels sont ceux de vos amis avec lesquels vous aimez à vous trouver de préférence ? Que font-ils ? Que disent-ils?

Celui-ci est chez un agent de change et vous discutez fréquemment avec lui sur les fluctuations des valeurs, sur les combinaisons secrètes de la spéculation. Celui-là est employé chez un gros commerçant en grains, il vous renseigne sur les cours, sur la revente de cette marchandise et vous dit pourquoi la prochaine récolte d’avoine est dès maintenant compromise.

Cet autre est commis d’architecte et vous emmène voir la maison dont il surveille les travaux. Il vous donne une foule de détails techniques, avec exemples à l’appui, sans que vous en soyez importuné.

 

6/Recherchez tout ce qui peut vous mettre sur la bonne voie

Quel est celui de ces 3 amis qui vous intéresse le plus, celui que vous questionnez avec la curiosité la plus vive et qui doit vous fournir de nombreux éclaircissements sur la profession qu’il exerce ? C’est à celui-là sans doute que vous direz un jour : parle de moi à ton patron, fais-moi entrer à ton bureau.

Quand vous étiez au collège, vous manifestiez un goût prononcé pour la chimie. Cette science avait pour votre esprit un attrait tout spécial : Vous aimiez à connaître la composition des corps, vous saviez par cœur les lois qui régissent leurs combinaisons, votre professeur ne vous adressait que des éloges et tous les ans vous remportiez le premier prix.

Vos études terminées, ne négligez pas cette prédisposition, et si vous le pouvez, devenez pharmacien. Vous avez des chances pour bien remplir cette profession.

Recherchez ainsi tout ce qui peut vous mettre sur la voie. Bien entendu, ces inclinations, ces préférences, ne sont que les premiers jalons du chemin à découvrir.

 

7/Ne vous précipitez pas

Avant de vous y engager définitivement, conformez-vous à ce que je conseille un peu plus loin. Il convient de se garder des emballements prématurés.

Écoutez une grande parole : « Défiez-vous surtout d’une chose : la précipitation dans le désir de conclure : Soyez à vous-mêmes un adversaire vigilant et tenace. Songez toujours à vous prendre en faute… » Lettre de Pasteur au Dr Paul Gibier.

Ne craignez pas d’éprouver pendant des mois la sincérité de votre jeune vocation, en mettant en évidence les longueurs, les tristesses, les corvées auxquelles son choix vous expose. Elle doit, pour être vraie, pour être écoutée et suivie, n’avoir peur d’aucun obstacle après les avoir tous envisagés.

 

8/ Faites appel à votre esprit d’analyse après avoir choisi votre profession

Votre profession mûrement choisie, vous aurez encore à faire appel à vos capacités d’observation, à votre esprit d’analyse, car il vous restera à examiner, à vivisecter, oserai je dire, avec prudence et perspicacité les avantages et les difficultés du travail à entreprendre.

Voyez un par un tous les détails : les besoins ou l’intérêt du public, la concurrence éventuelle, les facilités d’approvisionnement et de vente, le recrutement du personnel, les frais généraux, les pertes ou déchets possibles, les bénéfices probables, la situation présente, l’extension future, en un mot tout ce qui constitue la valeur générale de l’affaire.

Ne comptez pas sur le hasard ou la chance : collaborateurs occasionnels et fugaces, qui vous trahiront 9 fois sur 10. Ne vous fiez pas aux apparences, « il faut ôter le masque des choses aussi bien que des personnes« , a dit Montesquieu.

Allez plus loin que la surface, fouillez, creusez, découvrez ; rien n’est insignifiant ni négligeable, les plus petites causes engendrent les plus grands effets.

Il ne peut pas être ridicule de s’attacher ainsi aux moindres parties d’une affaire. Ceux qui vous disent que c’est se ravaler et descendre sont des critiques superficiels.

Nous avons, pour nous consoler de ces avis médiocres, l’opinion et l’exemple de nombreux hommes illustrés.

 

9/Soyez prévoyant

Cicéron nous explique ce qu’est la prévoyance : « La prévoyance consiste à savoir envisager tous les événements possibles avant qu’ils ne s’accomplissent et à parer d’avance à leurs conséquences. »

Tacite écrit : « On juge qu’un homme est capable de grandes choses par l’attention qu’il apporte aux plus petites. »

Que valent, après cela, je vous le demande, les sarcasmes ou les plaisanteries des gens à courte vue qui s’amusent de votre application ?

Appuyez-vous sur la réalité, sur les choses tangibles et numérales. Évitez à tout prix les vagues supputations, les évaluations approximatives, basées sur d’aléatoires et trompeuses espérances ; vous en constateriez vite l’inanité. De déceptions en déceptions vous finirez par douter de vous-même et par vous abandonner au découragement, prélude de la déchéance et de la misère.

Mais comprenez-moi bien, la prudence que je vous recommande ne doit jamais aller jusqu’à la pusillanimité ; circonspection n’est pas crainte. Au contraire, une fois bien et sérieusement documenté sur l’affaire qui vous occupe, après avoir pesé le pour et le contre et déduit les profits devant en résulter, si vous croyez au succès final, n’hésitez plus, jetez-vous hardiment dans la bataille.

 

10/ Les indécis perdent la moitié de leur vie

Ayez de l’initiative, soyez créateur, innovez, soyez supérieur à vos confrères, laissez-les végéter dans les ornières de la routine, dépassez-les. « Les indécis perdent la moitié de leur vie, les énergiques la doublent. » PH GERFAUT

Votre réussite étonnera peut-être tout d’abord les timorés, les endormis, les fossiles ; laissez-les venir à résipiscence; vous vous concilierez l’attention de ceux qui marchent avec le progrès et ne tarderez pas à obtenir leur préférence.

Soyez audacieux, la fortune favorise les audacieux : les audacieux de tête saine et de moyens suffisants, bien entendu, non pas les fous qui prennent pour de l’audace le besoin morbide de se ruer sur les rocs et de franchir les précipices.

L’audace irréfléchie, qui n’est que de la vanité déguisée, qui mendie l’applaudissement des badauds, qui n’a ni cause définie, ni but accessible, qui fait du difficile, comme on dit d’un artiste qu’il fait de l’art pour l’art, confine à la stupidité et ne recueille que la réprobation des gens sensés.

C’est aux audacieux de cette espèce, s’il était possible de les ramener dans le sentier de la raison, qu’il faudrait adresser la recommandation de Lamennais : « Ne vous abusez ni sur le temps ni sur les choses. Gardez-vous de rêver l’impossible, ce qui ne peut être, ce qui ne sera jamais. Loin de remédier aux maux qui surabondent en ce monde, vous ne feriez que les rendre et plus nombreux et plus pesants. » Le Livre du Peuple

Mais l’audace éclairée, celle qui ne s’élance qu’après s’être assurée de la solidité du sol, celle qui s’est approvisionnée d’assez de patience, d’assez d’énergie et, si besoin est, d’assez d’argent, pour déjouer la malignité du sort.

Celle qui voit la route, qui connaît son but, qui se rue dans la mêlée avec clairvoyance, pour le bonheur des siens ou pour celui de tous ; celle-là mérite les encouragements, l’appui, l’admiration des témoins qui la comprennent.

Et ce n’est qu’aux hommes capables à une telle audace que le poète annonce les faveurs de la fortune.

 

11/ Sachez saisir l’occasion

Ne vous dites jamais : « J’aurais dû faire cela » ou « Quelle belle occasion je viens de manquer ! »

À la piste des occasions profitables, les suscitant même s’il est possible, voyant immédiatement, dans un éclair de génie, qui pourrait s’appeler la lumière de votre expérience accumulée, la sublimation de vos observations antérieures.

Voyant, dis-je, comment elles s’offrent à votre emprise, vous devez foncer sur elles avec énergie, les empoigner de vos mains robustes et leur faire rendre tout ce qu’elles sont capables de donner.

Bien que vieilli, il reste encore assez de sève au monde pour enfanter les fées de la Bonne occasion, les seules qui comptent maintenant et qui peuvent, comme autrefois celles de Perrault, changer les crapauds en lingots d’or et les cailloux en escarboucles.

 

-Si vous voulez connaître aussi d’autres réflexions de cet auteur, nous vous conseillons de lire son ouvrage « Comment Bâtir Votre Fortune », téléchargeable gratuitement sur ce site.

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